[COVID-19] Des machines intelligentes prêtent main forte aux biologistes

La médecine sur mesure promet de rendre accessible des médicaments et traitements plus efficaces. Toutefois, afin de parvenir au développement d’innovations dans le domaine de la santé, les chercheurs doivent souvent faire appel à de grandes bases de données dont le contenu doit être contextualisé. C’est une des missions de Mes Machines Intelligentes (MIMs).

L’entreprise québécoise offre son expertise à des clients provenant des secteurs des sciences de la vie et des technologies agricoles (Agtech).

Dans ces deux domaines, interpréter les innombrables variables liées à la génomique ou à d’autres facteurs complexes inhérents à la biologie pose un défi majeur.

En effet, lors des dernières décennies les découvertes en séquençage génétique auront, par exemple, permis de créer des remèdes conçus sur taille pour des tranches spécifiques de la population.

« Au fur et à mesure que la pandémie va progresser et avec l’arrivée imminente des vaccins, les populations à risque vont probablement changer. Nous voulons proposer un outil afin de faire un suivi en temps réel des besoins en santé pendant la COVID » – Sarah Jenna.

C’est pour prêter main-forte à ce genre de recherche que MIMs a été fondée il y plus de trois ans.

« Près de 80% de nos clients sont des biologistes qui ont besoin d’un accès aux données. Notre travail, c’est d’aplatir les difficultés qu’ils pourraient rencontrer lorsque vient le moment de rendre intelligible les classifications et les stratifications faites par un modèle d’intelligence artificielle (IA) », souligne Sarah Jenna, PDG et cofondatrice de l’entreprise.

Grâce à un logiciel faisant appel à de « l’intelligence augmentée », la compagnie traite non seulement les innombrables informations collectées, tel que dans le cadre de la recherche pharmaceutique, mais elle va aussi plus loin, en donnant des cibles thérapeutiques.

UNE EXPERTISE POUR AUGMENTER LES CHANCES DE SUCCÈS

« Nous avons intégré dans nos logiciels, nos expertises en biologie des systèmes et bio-informatique, afin de les transmettre aux autres chercheurs. Ceux-ci n’ont pas à étudier la bio-informatique pendant vingt ans pour faire avancer leurs recherches », explique Mme Jenna.

L’IA et l’intelligence augmentée font diminuer les risques financiers de la recherche pharmaceutique, insiste cette dernière.

« À peu près 30 % des études en laboratoire se terminent en échec. Ça se traduit en pertes annuelles approximant 20 G$ pour l’industrie. Un problème majeur vient du fait que les médicaments développés ne sont pas assez efficaces sur de larges populations. L’IA vient augmenter les chances de succès lors des essais cliniques », affirme la PDG.

De plus, les avancées de la bio-informatique bénéficient à l’Agtech, qui est aussi victime de baisses de productivité à cause de la variation dans la résilience animale. Un gaspillage qui se mesure en milliards de dollars chaque année, selon Mme Jenna.

« Les changements environnementaux peuvent causer un stress chez les animaux, ce qui entraîne une perte de poids ou une diminution en production laitière. La recherche en génomique permet d’optimiser les lignées, de les rendre plus résilientes. C’est un gros enjeu considérant les défis qu’on risque de voir naître prochainement à cause des changements climatiques », insiste-t-elle.

Enfin, pandémie oblige, l’entreprise est à l’élaboration d’une plateforme d’IA « explicable » pour personnaliser les traitements et la vaccination de la COVID-19.

MIMs dévoilera plus de détails concernant son projet « PandemIA » au cours des prochains mois.

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