Le Canada s’associe avec Microsoft pour gérer ses ressources naturelles

Le gouvernement canadien mise sur les innovations du numérique, incluant l’intelligence artificielle (IA), afin de préserver l’environnement. Pour ce faire, Ressources naturelles Canada (RNCan) lance une collaboration avec Microsoft Canada visant à adopter des solutions numériques en appui à ses recherches sur le développement durable et l’action climatique.

Le ministère et la multinationale informatique mettront en commun leur expertise et utiliseront l’infonuagique, les données et l’IA pour créer une plateforme de collaboration scientifique nationale et internationale.

Cet Accélérateur numérique est un projet qui a pour but « d’accroître les capacités des scientifiques et des chercheurs en matière d’IA et d’étudier les possibilités d’adoption de solutions numériques perfectionnées dans les différents secteurs des ressources naturelles ».

Lors de l’annonce de ce partenariat le 29 mars dernier, RNCan soulignait que les « avancées en IA et en apprentissage automatique peuvent (…) permettre d’apporter de vastes améliorations en science, en recherche, en production, en extraction des ressources, ainsi que dans d’autres activités qui sont au cœur (de son) mandat ».

De plus, Microsoft offrira des ateliers de son école de business en IA à RNCan, afin que le ministère puisse développer les compétences de ses effectifs en matière de stratégie, de gouvernance, d’exploitation et d’utilisation responsable de cette technologie.

« Les changements climatiques sont réels. Pour (les) combattre (…) il faut innover et collaborer. Les technologies numériques de Microsoft viendront appuyer les travailleurs et le développement durable de nos ressources naturelles. C’est ainsi que nous atteindrons la carboneutralité », a souligné par voie de communiqué, Seamus O’Regan Jr., Ministre des Ressources naturelles du Canada.

L’IA DANS UNE GAMME DE PROJETS EN ENVIRONNEMENT

Plusieurs projets faisant appel à l’IA dans le domaine de l’environnement sont déjà en cours dans le cadre de l’Accélérateur numérique.

Ceux-ci incluent, entre autres, la cartographie de l’eau et des infrastructures du Canada, la détection de gisements minéraux profonds à des fins d’extraction grâce à l’apprentissage profond, ainsi que l’optimisation des réseaux électriques et de l’infrastructure de recharge pour l’arrivée en masse de véhicules électriques sur le marché.

Le Canada espère ainsi compléter certains de ses objectifs en environnement dans le cadre de sa stratégie de développement durable 2030.

Le gouvernement a du pain sur la planche, car certaines de ces aspirations sont ambitieuses. Elles incluent la réduction des émissions de gaz à effet de serre des installations et des parcs automobiles du gouvernement fédéral de 40 % d’ici 2030, puis de 80 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2050, afin d’atteindre la carboneutralité.

Aussi, l’État souhaite réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre totales du Canada par rapport aux niveaux d’émissions de 2005 et accroître la valeur des exportations canadiennes de technologies propres à 15,6 milliards de dollars d’ici 2025.

Crédit photo: Pexels/Pixabay

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