L’avenir du travail sous le signe du recyclage professionnel et du perfectionnement rapide.

L’avenir du travail sous le signe du recyclage professionnel et du perfectionnement rapide.

L’impact des évolutions technologiques comme l’automatisation et l’utilisation de l’Intelligence Artificielle dans le monde du travail n’est plus à démontrer. L’avenir de l’emploi sera prochainement très différent de celui que nous vivons actuellement.

Dans leurs rapports respectifs, le Forum des politiques publiques du Canada, la Urban Institute des États-Unis et le président directeur général de Toronto Finance International mettent en valeur deux évidences : le recyclage professionnel et le perfectionnement rapide.

Une préparation essentielle

Malgré l’efficacité du système éducatif canadien reconnu mondialement pour combler idéalement les besoins de ses élèves (de la maternelle à la douzième année), le Forum des politiques publiques pense que notre pays n’est pas préparé à cette nouvelle révolution du secteur de l’emploi.

Dans son rapport, il met en exergue :

Les grandes carences du pays en matière de compétences de base, d’occasions de formation et de perfectionnement.

Le soutien important qu’il faut fournir aux travailleurs qui désirent suivre de la formation en continu. Seulement 1/3 des canadiens reçoivent une éducation informelle (non associée à l’école) dans le cadre de leur emploi. Les heures de formation sont bien trop rares et réparties inégalement dans la société.

Le manque d’inclusivité dans les systèmes de formation professionnelle avec une forte exclusion des groupes et communautés qui en auraient le plus besoin.

Des recommandations pour le secteur de l’emploi et de la formation

Les recommandations de ce rapport sont tournées vers une transition plus fluide des travailleurs dans leur changement de poste ou de mission. Elles rejoignent d’ailleurs les conclusions du président directeur général de Toronto Finance International qui souhaite déconstruire la légende que les travailleurs volontaires pour se former le font car ils ont un manque pour bien effectuer leurs tâches.  

Pour assurer au mieux l’avenir du secteur de l’emploi, il est primordial d’encourager le recyclage professionnel et le perfectionnement rapide. Les employés qui sont prêts à relever ces défis sont donc de véritables atouts et une source de motivation importante pour dynamiser la croissance et l’apprentissage.

Le Régime d’encouragement à l’éducation permanente

Le REEP (le Régime d’encouragement à l’éducation permanente) est mis en place par le gouvernement canadien pour inviter les travailleurs a s’inscrire d’eux-mêmes a une formation additionnelle. Ce système leur permet de se servir de leurs REER pour financer une nouvelle formation ou de nouvelles études.

La province québécoise exige déjà des entreprises qu’elles consacrent au moins 1% de leurs revenus annuels a la formation de leurs employés. Porté par ce succès au Québec, le Forum des politiques publiques du Canada souhaite reproduire cette loi à l’échelle nationale.

Si le Canada souhaite préserver et développer sa position concurrentielle sur les marchés mondiaux, il devra augmenter la formation et l’agilité de sa main-d’œuvre qualifiée.

Sources : www.economie.gouv.qc.ca, les rapports Compétences, formation et apprentissage continu, What would it take to enable all workers to develop the skills to succeed in a changing labor market et article Upskilling : How employees and businesses can seize the day.

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