Une solution d’IA pour déceler le bruit d’un coup de fusil

Dimonoff, une entreprise de 55 employés de Québec développe actuellement une solution d’intelligence artificielle susceptible de détecter la reconnaissance sonore de coups de fusil.

« Nous sommes en train de finaliser le produit », explique Bernard Têtu, président de la PME, au cours d’une entrevue avec CScience IA.

Depuis deux ans, son équipe travaille sur ce projet, dédié principalement au marché américain. En 2019, 41 tueries de masse ont eu lieu aux États-Unis, soit un nombre record, selon les données colligées par l’Associated Press et le USA Today. « S’il survient plusieurs coups de fusil dans un building, nous sommes capables de savoir s’il s’agit d’une arme automatique et qu’une tuerie est en cours », illustre M. Têtu.

Une fois en place, le système vise à aider les policiers qui pourront s’en servir de façon la plus efficace possible. Une meilleure coordination est envisageable car la reconnaissance sonore pourra jusqu’à déterminer le nombre d’effectifs sur le terrain comme l’envoi par exemple d’une équipe SWAT.

« S’il survient plusieurs coups de fusil dans un building, nous sommes capables de savoir s’il s’agit d’une arme automatique et qu’une tuerie est en cours » – Bernard Têtu


D’AUTRES UTILITÉS

Les systèmes intelligents déployés par la technologie ont diverses utilités comme l’augmentation d’éclairage à un endroit spécifique. D’autre part, dans un stationnement, il serait aussi possible d’envisager une solution intelligente permettant la reconnaissance de plaques d’immatriculation.

«Les gens arrivent au centre-ville et cherchent un stationnement. Tous ralentissent en même temps. Est-ce qu’il y a moyen d’améliorer la recherche d’espace de stationnement dans une ville ? On travaille là-dessus», explique le président de Dimonoff Bernard Têtu. 

Bernard Têtu – Président, Dimonoff

VILLES INTELLIGENTES

Déjà, l’entreprise se démarque par ses projets de conversion de l’éclairage de rues dans les villes dites intelligentes dont Shawinigan, Nicolet, Rivière-du-Loup, Saint-Lambert, Varennes, Montréal et l’an prochain Laval. « Une ville intelligente, cela commence par l’éclairage. Avant, un luminaire dans une rue pouvait être réparé dans 4 mois. Aujourd’hui, je pèse sur un piton et je peux voir quel luminaire ne fonctionne pas dans telle ville au Québec.» En 2018, cite-t-il en exemple, la Ville de Shawinigan a connecté ses 6141 luminaires avec la technologie LED qui a lui permis de diminuer l’empreinte environnementale et de réaliser des économies de 305 000 $ sous forme d’énergie annuelle.

PRIX 

D’autre part, Dimonoff a obtenu le 19 novembre dernier la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec à une entreprise privée ou organisme public. Il s’agit d’une prix soulignant la qualité de sa gestion et sa performance totale.
« Nous sommes très flattés car la majorité de nos 55 employés œuvrent en recherche et développement. Personne ne travaille en vase clos. Certains développent des logiciels alors que d’autres sont davantage dans le secteur du design électronique », ajoute M. Têtu avec une pointe de fierté dans la voix.

INTERNATIONAL

Depuis sa création en 2006, la compagnie québécoise a développé plus de 400 projets dans 6 pays. «Notre stratégie est de faire des partenariats avec des entreprises locales», précise M. Têtu en citant ADLT en Australie ou Honeywell aux États-Unis.
En pleine pandémie, les affaires se poursuivent notamment au Mexique. Des réunions virtuelles économisent le temps de déplacement.

132 500
Montréal a converti 132 500 luminaires à la technologie LED, distribués dans 19 arrondissements. Cela représente 35 % d’économies en consommation d’énergie. 

 

Crédit photo : Sebastian Pociecha

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