La SEPAQ veut optimiser ses données pour améliorer la protection de la faune et de la flore

La Société des établissements de plein-air (Sépaq) ambitionne de faire appel aux technologies de traitement des données pour améliorer la gestion des écosystèmes naturels ses 24 parcs nationaux. Il faut dire que durant la pandémie plusieurs milliers de Québécois en ont profité pour les visiter. Un engouement qui crée l’enthousiasme mais aussi une pression sur les milieux.  

Se promener en forêt est fort bénéfique pour la santé. Un court séjour en plein air préviendrait l’anxiété et la dépression, selon une étude réalisée par l’Institut des ressources naturelles de la Finlande.

Cela fait partie des buts de la SEPAQ, fondée en 1985, de privilégier le contact de la population avec la nature. Sa mission vise aussi la conservation de la faune et la protection de la flore du Québec.

C’est pourquoi, au printemps 2020, l’organisme expérimente un projet pilote qui recueille des données sur les différentes espèces d’animaux et de plantes.

« La Covid-19, survenue au printemps 2020 a toutefois retardé de quatre semaines l’arrivée de notre personnel et la réception de nos appareils qui permettent d’enregistrer par exemple les sons des animaux », explique René Charest, spécialiste en conservation à la Société des établissements de plein air du Québec.

L’objectif de cet ambitieux projet est de poser un diagnostic de santé sur les parcs nationaux. « On veut s’assurer que la faune, la flore et nos écosystèmes se portent bien un peu comme le fait un médecin lorsqu’il examine son patient », ajoute-t-il.

FIABILITÉ DES DONNÉES

L’équipe de la SEPAQ travaille en collaboration avec des chercheurs de différentes universités afin de développer une technologie visant à reconnaitre les différentes espèces d’oiseaux. Tout un défi. « Imaginez, un parc avec 60 points différents qui possèdent un enregistreur. On peut savoir à quel moment, une mésange ou un geai bleu chante ou s’il ne chante plus », évoque M. Charest.

« Le jour où […] l’intelligence artificielle sera capable de répertorier la liste d’espèces d’oiseaux et le moment de leurs différents chants, cela va nous donner une fiabilité incroyable des données » René Charest

Cela permet, selon lui, d’accomplir des pas de géant dans la conservation des données qui sont importantes parce qu’elles permettent de constater si une espèce est en voie de diminution ou l’inverse.

CAMÉRAS EN FORET

Les chercheurs de la SEPAQ collaborent à un autre projet permettant de mieux comprendre la biodiversité. Des caméras sont placées un peu partout en forêt captant par exemple les images des loups, cerfs, orignaux.

Chaque caméra rapporte la quantité de fois qu’un original a passé devant l’objectif. « Avec le taux photographique, nous sommes capables d’estimer la densité des orignaux un peu comme si on possédait un inventaire aérien », illustre M. Charest.

SENTIERS PÉDESTRES

Dans plusieurs parcs nationaux, les randonneurs pédestres, en temps de pandémie ont été fort nombreux à sillonner les différents sentiers. En haut d’une montagne, plusieurs ont tendance à prendre une pause sur un cap rocheux. « De fil en aiguille, indique le spécialiste, la végétation finit par disparaître et on doit prendre des mesures pour s’assurer que les gens restent dans les sentiers.»

Une photo prise à partir d’un drone, par exemple, permet d’observer si les gens sortent des sentiers ou empruntent les aires de repos.  Plus besoin de déplacer du personnel de la SEPAQ en haut des montagnes pour constater de visu l’impact du piétinement des visiteurs.

Enfin, ce projet pilote permettra de vérifier d’autres données quant à savoir si la cohabitation est harmonieuse entre la faune et les visiteurs. Les différentes réponses indiqueront les prochaines démarches à entreprendre afin de protéger et conserver ces joyaux de la nature.

Le projet-pilote de cueillette et conservation de données reprendra au printemps 2021.

 

Crédit photo : SEPAQ

Un commentaire
  1. Abonnée à la Sepaq,je déplore le total manque d’intérêt pour le travail de mon ami Denis Greg protecteur et spécialiste des plantes indigènes.
    Durant 7 ans, il a fait bénévolement un inventaire rigoureux des plants de Panax quinquefolius au Parc de la Yamaska et ni sur place ni a Québec personne ne l’a secondé ni soutenu.
    De ce fait il a laissé tomber et continue à en cultiver et l’observer sur son propre terrain . Tant pis pour la collectivité.

    Ensemble nous avons co-écrit un livre sur les plantes indig

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