Mila se creuse les méninges pour transformer l’exploitation minière

Des chercheurs en intelligence artificielle (IA) collaborent avec les géologues du gouvernement canadien afin de développer de nouvelles méthodes en exploitation minière. Les scientifiques espèrent ainsi réduire la quantité de forage des sols et accélérer le travail des prospecteurs miniers.

L’Institut québécois d’intelligence artificielle (Mila) et la Commission géologique du Canada (CGC) ont annoncé un nouveau projet commun qui durera jusqu’en juillet 2022.

On veut tirer un meilleur parti des données sismiques et des données de forage grâce à l’IA. En effet, ces informations combinées aux algorithmes permettraient de développer des modèles et méthodes avancés qui permettront de comprendre et de visualiser de grands volumes de « subsurface ».

Dans un communiqué, on souligne que « cette démarche pourrait transformer du tout au tout l’exploration des ressources minérales », surtout parce qu’elle assurerait « une analyse plus précise et plus rapide des sites d’intérêt ».

« Nous nous réjouissons de pouvoir appliquer des méthodes d’apprentissage profond de pointe en vue d’améliorer l’exploration minière au Canada. [ … ] Ainsi, conformément à la mission de Mila, cette collaboration favorisera le transfert de connaissances et de savoir-faire à la CGC », a indiqué Joumana Ghosn, directrice de l’équipe de recherche appliquée à Mila.

MIEUX DÉTECTER LES MINERAIS AVEC L’APPRENTISSAGE PROFOND

Détecter les ressources minérales enfouies parfois à plus de deux kilomètres dans les sols n’est pas une mince affaire.

Pour identifier l’emplacement des filons précieux, les géologues utilisent traditionnellement deux méthodes : le forage de puits et les charges sismiques.

Or, forer des puits de plusieurs kilomètres de profondeur fait de ce processus l’un des aspects les plus coûteux de l’exploration minière.

Certaines méthodes de forage servent aussi à extraire des carottes de roche pour connaître la composition des sols.

Quant à elles, les charges sismiques permettent de créer des ondes de choc qui sont ensuite réfléchies par les roches qui réagissent différemment aux ondes sismiques en fonction de la densité et de l’élasticité de la roche présente.

Tous ces échantillons rendent possible la création de modèles en 3D pour prévoir plus finement ce qui se cache sous terre.

L’IA peut donc aider à faciliter les efforts de détection de minéraux dans les sols en faisant appel aux modèles d’apprentissage profond « qui pourront établir des corrélations et prévoir la composition de la roche souterraine à partir des informations sismiques ».

La Commission géologique du Canada (CGC) fait partie du Secteur des sciences de la Terre de Ressources naturelles Canada.

Elle est l’organisme national d’information et de recherche dans le domaine géoscientifique du Canada.

Sa mission est de contribuer à la mise en valeur durable des ressources minérales, énergétiques et hydriques du pays, de veiller à l’intendance de l’environnement du Canada, de gérer des risques géologiques naturels et des dangers s’y rattachant, ainsi qu’à assurer l’innovation technologique.

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