Rétrospective IA : l’éducation transformée par le numérique

Cours à distance, apprentissage dans un environnement virtuel et outils pédagogiques rendus possibles grâce à l’intelligence artificielle (IA) : la dernière année a été fertile pour le numérique dans le milieu de l’éducation. Voici un petit retour sur les textes de CScience IA qui nous ont transportés dans les classes du futur.

La pandémie a été un accélérant en ce qui a trait à l’intégration des technologies de l’information dans les établissements d’enseignement du Québec.

C’est ce que l’on découvre dans un article d’octobre 2020 qui décrit le virage numérique qui prend place dans les salles de cours.

En effet, l’infonuagique a connu un bond sans précédent ayant progressé de 26 % dans le marché mondial et les professeurs qui tentent de rejoindre leurs élèves durant le confinement y sont sans doute pour quelque chose.

Si le numérique s’immisce dans toutes les institutions, il demeure malgré tout hors de la portée de filles et de jeunes femmes.

C’est ce que révèle un rapport mené par le Conseil supérieur de l’éducation présenté à l’occasion des Journées du numérique en enseignement supérieur qui se tenaient le 2 novembre.

Le besoin de laboratoires numériques, ainsi que les enjeux éthiques de l’enseignement ont aussi été soulevés à l’occasion de ce rassemblement.

Une entrevue en profondeur avec Maryse Lassonde, présidente du Conseil supérieur de l’Éducation, nous permet d’en apprendre davantage sur les enjeux connexes à l’arrivée de l’IA dans le monde de l’enseignement.

APPRENDRE VIRTUELLEMENT

Même dans les cycles supérieurs de formation, le numérique bouleverse les normes. Un texte de Camille Signer nous explique comment la faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal s’est dotée d’un système de simulation immersif et interactif qui plonge des étudiants dans des contextes professionnels presque réels.

Les apprenants peuvent ainsi interagir virtuellement dans plusieurs situations de soins inspirés de la réalité de la profession.

Après un accident de la route, les futurs infirmiers et infirmières sont prêts à accueillir le blessé au service des urgences.

L’action se déroule en temps réel et du bout des doigts et permet l’apparition de personnes virtuelles. Un ambulancier virtuel les renseigne sur le patient et la stratégie de soins peut être mise en place. Le tout est possible grâce à une technologie alliant la réalité virtuelle et l’IA.

L’IA en éducation, représente un changement de paradigmes certes, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette transformation n’est pas un projet futuriste d’un lointain horizon, car elle s’opère déjà depuis quelques années.

C’est ce qu’indique le professeur titulaire à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, Thierry Karsenti, dans cet article publié en décembre 2020.

Citant les logiciels de correction de texte, tel qu’Antidote, ou d’apprentissage de langues comme Duolingo, qui utilisent tous les deux des algorithmes d’IA dans leur fonctionnement, M. Karsenti croit que la révolution numérique est bel et bien entamée dans nos classes.

INVESTISSEMENTS ET PROJETS

Entre-temps, l’engouement pour l’enseignement des sciences des données et de l’IA ne démord pas au Québec.

En février 2021, quatre nouvelles bourses dans ces domaines sont annoncées à l’institut intelligence et données (IID) de l’Université Laval. L’établissement veut attirer de nouveaux talents dans ces secteurs en plein essor.

Quelques jours plus tard, 9,8 M$ sont octroyés à Polytechnique Montréal par le Conseil de recherches en sciences naturelles et génie du Canada pour subventionner une vingtaine de projets de recherche qui touchent entre autres à la cybersécurité des avions et à la conception de dents personnalisées par IA.

Peut-on remédier aux difficultés d’apprentissage que connaissent certains élèves grâce à l’IA? C’est ce que croit une jeune pousse française qui propose de créer un outil d’aide aux devoirs pour les enfants dyslexiques par l’intermédiaire de ces technologies.

Dans ce texte sur l’initiative Dyslex’IA en France, nous parlons avec des experts en neuropsychologie et en orthophonie qui se disent intrigués par le concept, mais qui font aussi part de leurs inquiétudes à ce sujet.

La prudence est aussi de mise dans l’intégration de l’IA dans le milieu de l’éducation constate Nathalie Dansereau dans ce texte. Au lendemain des Rendez-vous de l’IA de l’Université de Montréal, on apprend que l’évolution de l’IA comme outil pédagogique soulève de nombreuses réserves de la part des experts en éthique.

En mai, on fait un retour sur l’adoption d’outils d’IA par l’entreprise Optania, établie à Saguenay. Celle-ci développe des solutions pour lutter contre le décrochage au cégep.

Ainsi, un robot compagnon virtuel et une interface de suivi académique promettent de « faire du bien aux élèves ».

Enfin, un article de juin 2021 nous fait connaître une initiative pour combattre « l’anglicisation galopante » dans le monde de l’IA.

Il s’agit d’un lexique comprenant plus de 3000 mots et termes techniques liés à ce domaine et à celui de la science des données, ce qui en fait la source la plus complète de vocabulaire français dans un secteur de l’innovation où la langue de Shakespeare est nettement plus répandue que celle de Molière.

Crédit photo: Pexels/Tima Miroshnichenko

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