Rétrospective IA : le fermier du futur est arrivé

Fini l’idée reçue voulant que le monde agraire rime seulement avec savoir-faire ancestral et tradition. Les agriculteurs d’aujourd’hui ont bel et bien embarqué dans l’aventure du numérique et de l’intelligence artificielle (IA). Voici une série d’articles publiés par CScience IA au cours de la dernière année qui fait part de cette nouvelle tendance.

Au début de la pandémie, en avril 2020, la question de l’autosuffisance alimentaire inquiète les experts en logistique qui questionnent la résilience de nos chaînes d’approvisionnement.

Dans cet ordre d’idée, Yves Daoust, fondateur de Ferme d’hiver annonce que son entreprise va bientôt sortir son premier produit cultivé en serre grâce à l’intelligence artificielle: la fraise d’hiver.

Après les tablettes de quelques IGA situés dans la métropole, les produits devraient se retrouver un peu partout au Québec.  

Quelques mois plus tard, CScience IA vous propose un balado “Docu. 20” portant sur l’agriculture de demain.

Des robots dans les champs au soleil en tube des serres urbaines en passant par des fraises qui poussent dans des entrepôts, les nouvelles technologies assistent de plus en plus les agriculteurs. 

Nos journalistes s’entretiennent avec Stéphane Rainville, directeur de la technologie de Ferme d’hiver, François Tremblay, directeur de la recherche chez Agrinova et Etienne Lord, chercheur en agronomie numérique chez Agriculture Canada afin d’en apprendre davantage à ce sujet.

Puis, en mai 2020, Stéphanie Cabre nous présente un reportage sur une panoplie d’appareils et de nouvelles technologies auxquels font appel les producteurs agricoles modernes.

Robots cueilleurs de fruits, drones pour gérer les sols, robots désherbants, silos automatisés, colliers connectés pour vaches laitières, salles de production autonomes : la liste est aussi longue qu’elle est fascinante.

GROS INVESTISSEMENTS

Ensuite, on apprend en juin que le gouvernement québécois confirme un investissement total de 6 millions de dollars pour soutenir la mise en marché d’une solution d’éclairage intelligent de Sollum Technologies, ainsi que la commercialisation d’une éolienne d’Éocycle Technologies.

Ces innovations entrent dans le cadre de la stratégie du Québec pour le soutien du développement durable de l’économie, ainsi que le renforcement de son autonomie agricole, souligne alors André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

En octobre, Chloé Gilbert et Antoine Bourdarias nous proposent une vidéo qui nous explique l’enjeu de la récolte de données ultras précises, en vue d’améliorer le rendement d’une exploitation.

Dans ce reportage, ils nous présentent Anne Verny et Jean-Yves Renel, qui sont exploitants maraîchers à Shawinigan, en Mauricie, depuis plus de 30 ans et qui aujourd’hui font appel à un drone pour améliorer leur connaissance sur l’état de leurs cultures. 

En effet, les données sont de plus en plus centrales à la gestion des installations agricoles québécoises. Ce reportage du mois de novembre nous expose comment l’industrie agroalimentaire, qui devra faire face à d’importants défis dans les prochaines années, utilise la science des données et l’IA pour s’attaquer à la préservation de l’environnement et à la mondialisation.

Pour comprendre ces enjeux, nous faisons une petite incursion chez Ro-main, une entreprise spécialisée en solutions agrotechnologiques dans le monde porcin et Valacta, qui compte sur les données recueillies en étable pour améliorer la qualité du lait.
Il n’y a pas que la gestion du bétail qui peut profiter du numérique; la qualité des sols serait aussi rehaussée par l’utilisation de l’IA.

C’est du moins ce que rapporte dans cet article l’OBNL Regeneration Canada, qui fait la promotion de la santé des sols auprès des citoyens, agriculteurs, entreprises et gouvernements.

Selon son directeur scientifique, Antonious Petro, les sciences environnementales dans ce secteur ont atteint leur point d’inflexion et nécessitent l’intervention des innovations dans le domaine de l’IA.

L’IA POUR TRANSFORMER LES ALIMENTS

La production des aliments qui se retrouvent dans nos assiettes présente son lot de défis, mais la transformation de ces ressources primaires fait partie d’un domaine complètement différent, qui est pourtant central au secteur agroalimentaire.

Les bioprocédés industriels sont sur le point de connaître une révolution grâce à l’IA, selon les experts.

Effectivement, dans cet article on découvre que le Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels au Québec (CRIBIQ) prend part à deux projets en IA pour améliorer la résilience des troupeaux laitiers et pour construire une base de données utile aux grandes cultures biologiques.

Ensuite, au début de cette année, Sophie Ginoux nous propose un texte sur le site Web tastet.ca, qui fait appel à l’IA pour trouver le restaurant idéal selon nos goûts.

On s’y entretient avec Élise Tastet, fondatrice du site qui s’efforce d’intégrer des algorithmes pour mieux nous conseiller en choix de restaurant.

Dans cette vidéo, Chloe Gilbert nous fait connaître les avantages de l’automatisation dans l’agriculture maraîchère.

Celle-ci interview Catherine Lessard, directrice, recherche et développement, à l’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ)dans le cadre de la journée sur l’agriculture automatisée proposée par notre partenaire l’Usine bleue.

Enfin, comme le dit le vieil adage « in vino veritas », et la vérité c’est que le monde des sommeliers est aussi bousculé par le numérique.

En effet, Alfred, une technologie d’IA québécoise a récemment été exposée dans ce texte de Sophie Ginoux.

L’outil d’IA permet de gérer et d’optimiser l’inventaire d’une cave à vins en temps réel. En combinant les données relatives aux étiquettes, au potentiel de vieillissement des millésimes, à la valeur des produits sur le marché et aux habitudes de consommation des clients de l’établissement, le système suggère quelles sont les bouteilles à ouvrir ou non.

Crédit photo: Pexels/Binyamin Mellish

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