[ÉDITORIAL] Informer pour rendre l’IA plus accessible

Créative, curieuse, rigoureuse, la rédaction de CScience IA agrège des expériences et des idées individuelles pour un aboutissement collectif noble : publier une information en français sur l’intelligence artificielle qui soit accessible, inclusive et structurée pour favoriser l’innovation et son acceptation par la population.

Quelle technologie n’a pas suscité des inquiétudes ? Quel progrès n’a pas vu se dresser des boucliers ? Peur du totalitarisme, peur du transhumanisme voire du posthumanisme et de sa finalité à savoir l’être humain augmenté, peur de l’utilisation indue des données, peur de la surveillance généralisée et du creusement des inégalités…

Je suis ravie, aujourd’hui, de prendre la tête d’une rédaction qui ne cherche ni la facilité en ne surfant pas sur ces peurs, ni la polémique pour exister. Journalistes que nous sommes, humblement, nous ouvrons les débats et tentons de cultiver l’esprit critique. Nous croyons que l’intelligence journalistique c’est savoir appréhender un sujet dans toutes ses dimensions, avec un soupçon de candeur et beaucoup de professionnalisme, toujours sans parti pris, sans œillères, sans a priori…   

« Les imaginaires collectifs, nourris à la science-fiction et parfois à la propagande, n’ont de cesse de mettre en cause les technologies. L’IA n’échappe pas à la règle »

RENDRE ACCESSIBLE L’IA : UN DÉFI 

Vouloir définir l’intelligence artificielle n’est pas simple. Chacun utilise des circonvolutions pour cerner la complexité du sujet. Ainsi, pour Cédric Villani, mathématicien et homme politique français, détenteur de la médaille Fields en 2010, elle englobe « toute technique qui permet à un ordinateur ou à un processus de mécaniser, de réaliser des tâches subtiles, dépendantes d’un grand nombre de paramètres personnalisés, capables de prédictions et dont le programmateur ne connaît pas la réponse a priori ». À l’évidence, l’inaccessibilité de l’IA provient, d’abord, de ses contours flous.

À son origine, pourtant, ses premières applications, telles que les jeux d’échecs et les programmes de traduction, ont rapidement été adoptées par le grand public. Certains programmes actuels reposant sur l’IA et présents dans les véhicules autonomes, les outils de détection des cancers ou de prévention de maladies dégénératives, incarnent même le progrès.

A contrario, son contexte de développement, à la fois rapide et foisonnant, génère une forme d’anxiété tout à fait compréhensible : avec la datafication ou montée en puissance de l’utilisation des données dans les pratiques des entreprises ; la robotique ; le stockage massif des données, la blockchain ou chaîne de blocs qui permet de stocker et transmettre des informations en toute sécurité et sans organe central de contrôle…

Mais pas seulement : d’autres facteurs expliquent la défiance.
Par la connaissance des écueils de l’IA, chacun peut contribuer à favoriser le développement d’une IA inclusive qui, elle, saura lutter efficacement contre les biais et garantira une plus grande accessibilité même à ceux qui se sentent, aujourd’hui, éloignés du fait technologique. C’est notre mission !

CSCIENCE IA : REND ACCESSIBLE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

CSCience IA intervient ici pour favoriser cette connaissance pour une meilleure « acceptabilité ». Nous prenons très au sérieux notre rôle de facilitateur et de vulgarisateur pour une IA inclusive favorisant l’innovation au Québec et ailleurs.

« Nous bâtissons, avec vous, une information accessible au plus grand nombre et structurée, puisque l’intelligence collective est notre ADN ! »

D’une part, dans notre style : une écriture simple et claire, épurée du jargon technique, des articles structurés.
D’autre part, dans notre programmation rédactionnelle et dans nos choix éditoriaux : dans les semaines qui viennent, nous adopterons une approche plus pragmatique dans tout ce que nous entreprendrons pour vous aider à mieux cerner l’IA, ses enjeux, ses applications, ses axes d’amélioration…

UNE INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ACCESSIBLE ET PRATIQUE   

Premièrement, en créant une rubrique Agenda pour ceux d’entre vous qui veulent rester à la page des événements sur le sujet.

Deuxièmement, en créant un onglet consacré aux bonnes pratiques en matière d’IA, afin de montrer ce qui fonctionne, ailleurs, dans d’autres organisations.

Troisièmement, au fil du temps, nous permettrons à nos abonnés d’avoir accès à une consultation juridique régulière. Chacun aura, ainsi, le loisir de poser une question sur Internet. Si celle-ci est sélectionnée, un juriste spécialisé y répondra en ligne et, naturellement, tout le monde pourra en profiter.

Quatrièmement, à l’horizon 2022, nous prévoyons de publier toutes les deux semaines, une entrevue filmée d’un expert qui tâchera de présenter ses travaux ou ses pratiques.

Notre ligne éditoriale, basée sur la pratique et reposant sur ces quatre nouveautés, sera complétée dans les mois qui viennent, dès le printemps 2022, par une enquête mensuelle s’appuyant sur différents supports.

« Ainsi, nos efforts communs, nous le pensons, favoriseront à terme une meilleure compréhension et, finalement, l’appropriation des technologies utilisant l’IA »

Enfin, puisque nous parlons de nous, soyons honnêtes : pour l’heure, nous faisons le pari d’une rédaction intelligente, à l’ancienne, au service de l’IA. C’est-à-dire ne comptant que sur ses propres synapses pour transmettre l’information. Cohérence oblige ! Nous n’excluons cependant pas l’idée de faire appel à l’intelligence artificielle… un jour peut-être et sous certaines conditions, bien entendu ! Tout dispositif durable et fiable nécessite régulation et accompagnement, n’est-ce pas ?

Nora Azouz
Rédactrice en chef à CScience IA
n.azouz@galamedia.ca

Crédits photo : Bénédicte LaFlamme/ CScience IA

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