Du 7 au 13 novembre, c’est la semaine des technologues en imagerie médicale

En mémoire du jour d’anniversaire de naissance de Marie Curie, le 7 novembre, les technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale fêtent leur semaine du 7 au 13 novembre.

Image obtenue par rayons X.

C’est également l’occasion de se remémorer la découverte des rayons X qui eut lieu le 8 novembre 1895. C’est une semaine qui vise à mettre en lumière les gestes, parfois dans l’ombre, de tous les technologues de l’image médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale.

Que ce soit pour les examens utilisant la radiation, les ondes ou encore les radio-isotopes, un professionnel derrière la machine s’assure du bon fonctionnement de l’examen.

Pensons également aux diagnostics de la COVID-19, aux mammographies, aux diagnostics de cancer, aux électroencéphalogrammes, tous ces examens nécessitent l’intervention d’un technologue qui possède l’expertise pour les réaliser.

L’OTIMROEPMQ, l’Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec, souhaite aussi montrer l’importance humaine de ces travailleurs de la santé.

En effet, dans un processus médical, ce sont les technologues qui représentent souvent la première étape et « jouent un rôle pivot auprès des autres experts impliqués dans l’administration de soins de santé », nous précise l’Ordre. C’est pourquoi la semaine est dédiée à la reconnaissance de cette profession.

IMAGERIE MÉDICALE ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Depuis déjà un certain temps, l’intelligence artificielle bouleverse le monde de l’imagerie médicale. Nicholas Ayache, un informaticien français membre de l’Académie des sciences, nous explique comment les algorithmes sont déjà présents dans la construction même des images médicales.

« Il faut s’assurer de la bonne représentativité des cas rares, de l’absence de biais et de la présence suffisante de sujets sains. »

Nicholas Ayache, informaticien, membre de l’Académie des sciences.

Dans une étude publiée au CNRS en 2018, il montre qu’aujourd’hui, les algorithmes seraient suffisamment puissants pour « guider l’analyse des images médicales aussi bien, voire mieux, que des experts humains ». Ces algorithmes permettent de construire des « représentations numériques du patient qui guident le diagnostic, le pronostic et la prise en charge thérapeutique ».

Nicholas Ayache nous fait part d’exemples d’IA en imagerie médicale. Il décrit, entre autres, le rôle des réseaux convolutionnels profonds en ophtalmologie. Il faut savoir qu’un réseau de neurones convolutifs ou à convolution (Convolutional Neural Networks) est un réseau dans lequel le type de connexion est inspiré par le cortex visuel des animaux. 

Les réseaux sont alors entraînés avec plus de 130 000 images de la rétine, et sont capables de détecter les « rétinopathies diabétiques aussi bien qu’un ophtalmologue expert ». Nicholas Ayache nous montre qu’avec cette expérience, pour la première fois dans l’histoire, « un logiciel a été approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) pour faire ce diagnostic automatiquement sans que l’image soit vue par un ophtalmologue ».

« Il est possible de construire des modèles numériques du patient exploitant toutes les connaissances que nous avons en anatomie et en physiologie. »

Nicholas Ayache, informaticien, membre de l’Académie des sciences.

Or, l’auteur le mentionne, de nouveaux problèmes de droit sont soulevés par l’apparition de ces nouveaux logiciels d’aide à la décision. Un dossier qu’il s’agira de suivre de près, car les progrès sont très rapides dans le domaine du pixel intelligent!

 

RÉFÉRENCE

Ayache, Nicholas; L’imagerie médicale à l’heure de l’intelligence artificielle, Villani Cédric et Nordlinger
Bernard (dir.), Santé et intelligence artificielle, pp. 151-154, octobre 2018, CNRS Editions, Paris.