Une collaboration avec Mila pour optimiser les prothèses dentaires

Une entreprise ontarienne spécialisée en conception de prothèses dentaires s’allie à l’Institut québécois d’intelligence artificielle (Mila) dans le but de « changer fondamentalement les pratiques de dentisterie numérique conventionnelles » par l’utilisation de technologies liées à l’intelligence artificielle (IA).

iCAD Dental espère créer une petite révolution dans le domaine de la dentisterie en faisant appel à l’apprentissage automatique et la réalité augmentée pour optimiser « considérablement le processus de conception assistée par ordinateur ».

« Cette collaboration nouvellement formée permettra à iCAD Dental d’élargir ses connaissances en matière d’intelligence augmentée et de techniques d’apprentissage automatique, en travaillant aux côtés et en s’engageant avec des experts au sein de l’écosystème exceptionnel de Mila et en collaboration avec de nombreux autres partenaires de Mila », souligne-t-on dans un communiqué de l’entreprise.

Le PDG d’iCAD Dental souhaite qu’un jour les appareils soient conçus de manière « holistique » à partir de la reconnaissance de modèles dentaires.

« L’IA trouve rapidement son chemin dans tous les domaines de l’industrie des sciences de la vie, et la dentisterie ne fait pas exception » -Stéphane Létourneau, vice-président exécutif de Mila

PREUVE DE CONCEPT

iCAD Dental est une société canadienne constituée en 2015 offrant des services de fabrication de dentisterie numérique.

La compagnie de la région d’Ottawa-Gatineau est conceptrice d’une technologie appelée « Augmented intelligence in Computer Aided Design of Dental frameworks (AiCAD  Dental) », qui fait appel à des outils d’IA pour l’élaboration de ses produits dentaires.

Cette innovation a passé l’étape de « preuve de concept » selon le site internet de iCAD Dental et permet désormais de créer des modèles dans lesquels peuvent être distingués l’anatomie de chaque dent, la position exacte du plan occlusal, ainsi que l’enregistrement de morsure basé sur la liberté de mouvement du point de contact chez le patient.

Traitant les données dentaires recueillies dans un réseau de neurones, l’entreprise croit « qu’un nouveau format de fichier pour les empreintes dentaires doit être établi pour coder les images de formes 3D dans une matrice multidimensionnelle de manière à ce que les modèles d’occlusion complexes puissent d’abord être appris puis récupérés à partir d’une base de données d’empreintes dentaires » (NDLR: traduit de l’anglais).

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