Médecine prédictive : identifier des patients à risque de maladie grave grâce à l’IA

Une nouvelle technologie s’appuyant sur l’intelligence artificielle (IA) développée à l’Université de Tel-Aviv, rendue publique le 9 décembre dernier, permet d’identifier parmi les patients souffrant d’infections sanguines ceux qui risquent de développer une maladie grave. 

L’équipe du Pr Noam Shomron de l’Université de Tel-Aviv s’est appuyée sur l’analyse, via l’IA, d’environ 8 000 dossiers médicaux de patients fréquentant le centre médical de Tel Aviv Sourasky (Ichilov), tous souffrant ou ayant souffert d’infections sanguines entre 2014 et 2020, pendant et jusqu’à 30 jours après leur hospitalisation.

TECHNOLOGIE PRÉDICTIVE

Les informations traitées contenaient des renseignements d’ordre démographique, sur les antécédents médicaux, des diagnostics et aussi des résultats de tests sanguins.  

« Les données tirées des dossiers médicaux ont été intégrées dans un logiciel basé sur l’intelligence artificielle pour identifier des modèles d’informations qui permettraient de désigner les patients susceptibles de développer une maladie grave, voire de mourir consécutivement à une telle infection. » – Pr Noam Shomron de l’Université de Tel-Aviv

UNE PRÉCISION DE 82%

Après avoir étudié les données, le programme a automatiquement identifié les patients à risque de maladie grave avec une précision de 82 %. Ces résultats semblent d’autant plus encourageants que ni les facteurs tels que l’âge ni le nombre d’hospitalisations subies par les patients n’ont été renseignés.

Pourquoi est-il si important d’identifier de façon précoce les facteurs de risque de développer une maladie grave de l’infection du sang ? Il est effectivement plus facile de prévenir les complications si les causes de l’infection par une bactérie sont connues. Celle-ci peut, en effet, survenir au cours d’une intervention chirurgicale ou consécutivement à des complications liées à une pneumonie ou à une méningite.

« Grâce à l’intelligence artificielle, l’algorithme a trouvé des paramètres dans le sang que nous n’avions même pas pensé à prendre en compte », avoue le Pr Shomron.

L’équipe s’interroge dorénavant sur la manière d’utiliser ces informations afin de classer les patients en fonction de la gravité de leur infection sanguine.

Selon les chercheurs israéliens, ce modèle pourrait sans doute servir d’alerte précoce et permettrait aux médecins de classer leurs patients en fonction de leur risque de développer une maladie grave.

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Crédit photo : Pexels / Anna Shvets