La recherche en physique quantique de l’UdeS à l’honneur

La contribution de deux chercheurs de l’Université de Sherbrooke (UdeS) dans le domaine de la physique quantique a récemment été reconnue dans un palmarès mettant à l’honneur les plus grandes découvertes faites au Québec durant la dernière année.

Les recherches du professeur Louis Taillefer et de l’étudiant au niveau postdoctoral, Gaël Grisonnanche redéfinissent les règles qui régissent les particules fondamentales des atomes.

Dans le cadre d’une étude conjointe avec des scientifiques américains, l’équipe du professeur Taillefer a su identifier une nouvelle universalité dans les propriétés des métaux.

Cette loi qui régit le temps de collision entre deux électrons dans des métaux « étranges », ceux que l’on ne retrouve pas dans la nature, est dictée par la constante de Planck qui s’applique au monde quantique.

Ainsi, quelle que soit la structure atomique des matériaux, le temps entre deux collisions ne descend jamais sous une certaine limite imposée par le caractère quantique des électrons, résume un communiqué émis par l’Université de Sherbrooke.

« La physique quantique se dote ainsi d’un savoir supplémentaire qui pourrait un jour permettre d’exploiter au maximum les possibilités offertes par différents états quantiques, comme la supraconductivité, prometteuse pour le transport et le stockage des énergies renouvelables, notamment », indique-t-on.

L’établissement rappelle aussi la mise à l’honneur de ces chercheurs à l’occasion d’un palmarès élaboré par le magazine Québec Science qui met en lumière 10 travaux de recherche québécois qui ont marqué le monde scientifique durant la dernière année.

DES DÉCOUVERTES QUI PAVENT LA VOIE À L’INFORMATIQUE QUANTIQUE

Les propriétés quantiques des métaux, incluant leur conductivité, ouvrent la voie à plusieurs nouveaux domaines numériques, dont celui de l’informatique quantique.

Les innovations liées à cette manière d’utiliser, par exemple la superposition, un phénomène qui permettrait d’effectuer certains calculs à une vitesse inouïe, bien au-delà de ce que sont capables les superordinateurs actuels.

D’après une analyse du Conseil national de recherches Canada datant de 2017, il est estimé que d’ici à 2030, le secteur national des technologies quantiques pourrait valoir 8,2 milliards de dollars et employer 16 000 personnes au pays. Cette technologie prendrait ainsi de l’ampleur de façon rapide selon les prévisions.

Effectivement, d’ici à 2040, période au cours de laquelle le taux d’adoption des technologies quantiques devrait atteindre 50 %, l’informatique quantique pourrait représenter 142,4 milliards de dollars en valeur, et créer 229 000 emplois au Canada, soit 27 milliards de dollars et 45 000 emplois au Québec.

Crédit photo : Université de Sherbrooke