Soph.I.A Summit : l’intelligence artificielle au service du bien commun

Soph.I.A Summit : l’intelligence artificielle au service du bien commun

La cinquième édition du Soph.I.A Summit, le plus important rendez-vous d’Europe sur l’intelligence artificielle (IA), bat son plein depuis aujourd’hui. Comme à chaque année, c’est sur la Côte d’Azur, à Sophia Antipolis, première technopole européenne, que se tient l’événement.

Mobilisant la grappe de la recherche académique, institutionnelle et privée en IA, le Soph.I.A. Summit est l’occasion pour les chercheurs de partout dans le monde, incluant des Canadiens, d’échanger et de présenter leurs travaux de recherche.

Le meilleur de l’IA en Europe

« Le Soph.I.A Summit a pour mission véritable de mettre en contact des chercheurs d’entreprises privées avec ceux des laboratoires publics », explique Etienne Delhaye, directeur du Sophia Club Entreprises et membre du Comité d’organisation de l’événement. « On parle d’une participation équilibrée, à proportions égales entre les chercheurs issus des divers milieux. »

Le Soph.I.A. Summit est organisé par l’Université Côte d’Azur, la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis et le Sophia Club Entreprises, avec le soutien du Département des Alpes Maritimes. L’événement s’étend sur trois jours, et propose diverses conférences autour de la thématique du bien commun, ciblant six axes en fonction des forces de la communauté locale : la santé, la biologie, les territoires, la durabilité, le management et les fondamentaux de l’IA. « Ça correspond au mode européen de gestion de la recherche en technologie, qui part du principe qu’on ne peut être bon en tout. Les instituts en IA sont spécialisés. Le nôtre se concentre sur (ces thématiques) », précise M. Delhaye.

« L’alliance Ulysseus en est une transnationale, visant à devenir l’université du futur »

– Melania Rivers Rodriguez, directrice générale d’Ulysseus

L’alliance Ulysseus

Melania Rivers Rodriguez (en-bas à gauche) explique le projet Ulysseus. (Photo : capture d’écran)

Au cours de cette première journée, les invités assistant à l’événement en présentiel ainsi qu’en virtuel ont notamment pu entendre la directrice générale d’Ulysseus, Melania Rivers Rodriguez, parler du projet, une alliance formée entre plusieurs universités partenaires d’Europe, dont l’Université Côte d’Azur.

« L’alliance Ulysseus en est une transnationale, visant à devenir l’université du futur », a lancé la DG. Inspirée de l’un des plus célèbres héros grecs, Ulysseus se consacre à la conception et la co-création de structures communes de gouvernance et de gestion, ainsi que de programmes pilotes pour différentes activités. D’ici 2030, elle entend devenir « une université européenne d’excellence, internationale, ouverte au monde et audacieuse, dédiée au citoyen ».

Son objectif est de préparer les citoyens d’Europe aux importants changements de société, grâce au renforcement de l’écosystème de l’innovation.

L’IA et l’imagerie biomédicale

Venu tout droit d’Allemagne, Daniel Rueckert, professeur de traitement de l’information visuelle et ancien chef du département d’informatique à l’Imperial College de Londres, a donné une conférence sur les avancées de l’IA dans le domaine de la radiologie/l’imagerie médicale.

Images à l’appui, il a démontré qu’un algorithme d’interprétation pouvait permettre de reconstituer et améliorer la qualité des radiographies, grâce aux principes d’apprentissage profond, en plus de les interpréter. « L’IA peut vraiment transformer les solutions en médecine (…) elle peut réaliser les tâches plus chronophages, comme la quantification automatique de biomarqueurs. »

IRM cardiaque

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Crédit Image à la Une : Soph.I.A Summit