Lutte contre le cancer : Gray Oncology Solutions s’allie à Mila

Une jeune pousse montréalaise spécialiste de la logistique autour des patients atteints de cancer se joint à l’Institut québécois d’intelligence artificielle (Mila), afin d’améliorer les soins de ces derniers.

Gray Oncology Solutions développe un système d’exploitation pour les centres de cancérologie, nommé grayOS.

L’annonce de ce partenariat s’est faite à la suite de la clôture du premier tour de financement du projet du logiciel… avec à la clé une enveloppe de 1,25 million de dollars.

GrayOS veut joindre la recherche opérationnelle (RO) à l’intelligence artificielle (IA) pour s’assurer que chaque patient sera traité le plus efficacement et le plus rapidement possible.

« Notre vision est d’assurer que le traitement de chaque patient atteint de cancer soit optimal, en utilisant une approche basée sur les données. » – André Diamant, cofondateur et PDG, Gray Oncology Solutions

André Diamant, cofondateur et PDG de Gray, note que les environnements médicaux sont incroyablement complexes et que la variabilité propre à chaque patient entrave la création d’un modèle capable de représenter avec précision l’environnement en cancérologie.

Ainsi, l’entreprise utilise des algorithmes de RO sophistiqués entrelacés avec l’IA pour résoudre la planification des patients en radio-oncologie et en oncologie médicale.

Par exemple, les algorithmes de RO déterminent quand planifier au mieux diverses tâches en fonction de leurs nombreuses contraintes, tandis que les algorithmes d’IA déterminent la durée spécifique requise pour effectuer une tâche particulière, informant ainsi la durée pour laquelle une ressource est nécessaire.

La start-up s’attend à ce qu’à terme sa solution puisse réduire les temps d’attente pour les patients, augmente le débit de patients traités, diminue le stress vécu et offre des soins supérieurs aux personnes atteintes du cancer.

« Le travail [de Gray] pour optimiser la logistique des prestataires (…) qui gèrent les flux de patients est prometteur et nous attendons avec impatience les opportunités de faire passer cette technologie au niveau supérieur, à la fois d’un point de vue technique et aussi en matière de responsabilité sociale », a indiqué de son côté par voie de communiqué Yoshua Bengio, fondateur et directeur scientifique de Mila.

Crédit photo : Pexels / Thirdman

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