Et si l’IA permettait de trouver la weed idéale ?

Le directeur de l’International Medical Cannabis Association (IMCA) a utilisé un algorithme pour étudier tous les agents actifs présents dans les différentes variétés de cannabis, et chacune de leurs propriétés. L’objectif est clair, mieux les connaître pour en optimiser les effets.

Ceux qui ont un minimum de connaissances sur le sujet, savent déjà que les deux molécules du cannabis les plus répandues pour la consommation personnelle sont le THC – celle qui rend « stone » – et le CBD – plutôt utilisée pour ses vertus thérapeutiques.

Mais il existe en réalité plus de 400 cannabinoïdes, terpènes et autres flavonoïdes (les 3 éléments actifs du cannabis) présents dans les fleurs du chanvre, et donc des milliers de combinaisons et d’effets possibles pour le consommateur. II faudrait des années de recherche pour connaître l’étendue de leurs propriétés.

Mais l’intelligence artificielle (IA) pourrait bien donner un coup d’accélérateur à ces recherches. Dans une étude publiée dans la revue OCS Omega, le docteur Ramesh Jagannathan, qui dirige l’International Medical Cannabis Association, basée à Toronto, explique comment il a utilisé l’apprentissage machine pour étudier 468 métabolites du cannabis. Il a entre autres découvert que 54 d’entre eux avaient une structure chimique très proche du THC, ce qui signifie que ces métabolites pourraient produire des effets psychoactifs similaires, mais chacun d’entre eux aurait également une propriété unique.

“Certains métabolites sur cette liste pourraient bien être de bon candidats pour un usage thérapeutique, et d’autres pour un usage récréatif” Dr Ramesh Jagannathan, Directeur – IMCA

 

DE NOUVELLES VARIÉTÉS AUX EFFETS TRÈS PRÉCIS

« Il est très difficile de faire des études sur les humains ou sur les animaux, en utilisant chaque cannabinoïde » précise le chercheur. Mais les algorithmes créés par l’IA rendent la chose possible sans test clinique et permettent aujourd’hui de savoir précisément quels seraient les effets de chacun de ces métabolites sur l’organisme.

« Dans les dernières décennies, l’exploration des effets du cannabis a été étudiée par de nombreux groupes de recherche à travers le monde. Et ils ont déjà montré leur efficacité pour traiter la schizophrénie, l’épilepsie, la maladie de Parkinson, ou encore les tumeurs aux cerveau » rappelle le docteur Jagannathan. « Nous avons évidemment besoin de preuves expérimentales pour étayer ces résultats. (…) Certains métabolites sur cette liste pourraient bien être de bon candidats pour un usage thérapeutique, et d’autres pour un usage récréatif ». Grâce au travail de Ramesh Jagannathan, on pourrait donc à l’avenir trouver des types de marijuana aux effets très précis, et pas uniquement pour être « stone », mais par exemple pour faire du sport.

 

LE BIG DATA AU SERVICE DES INVESTISSEURS

L’IA est aussi d’une aide précieuse pour analyser le marché du cannabis légal, qui se développe de plus en plus en vite et qui a tendance à se complexifier, avec de nouveaux acteurs qui arrivent constamment sur le marché.

L’entreprise américaine New Frontier Data est aujourd’hui l’analyste de référence pour les investisseurs qui souhaitent se lancer dans l’industrie du Cannabis, Elle offre à ses clients des analyses de données, créées par des algorithmes et de l’apprentissage automatisé. Grâce à ce service, les investisseurs connaissent la zone géographique idéale pour s’implanter, les produits préférés des consommateurs, la moyenne des prix ou encore le niveau de popularité des enseignes qui vendent du cannabis dans la même zone.

Et bien sûr, le potentiel pour améliorer le produit est plus que prometteur, dans un marché qui représente des milliards de dollars, et juste au Québec, avec des ventes à la SQDC (Société Québécoise Du Cannabis) supérieures à 311 millions l’an dernier.

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