DES BRACELETS CONTRE LA COVID-19

DES BRACELETS CONTRE LA COVID-19

“Oh mon Dieu que ça allait bien. Sans blague on s’enlignait pour nos plus belles années. 2020 aurait été notre plus belle année ever.” Comment la compagnie québécoise Pixmob a su réinventer son offre face à la pandémie. Un récit en trois temps. 

Avant la crise

Avec des réalisations remarquées comme le spectacle de mi-temps du Super Bowl, deux tournées de Taylor Swift, des spectacles de Sean Mendes et des Spices Girls ainsi que des collaborations remarquées avec la NBA et la NHL, PixMob avait le vent dans les voiles en 2019 et se préparait pour un 2020 encore plus prolifique. 

Les objets connectés, spécialité de l’entreprise montréalaise, devenaient presque une norme dans les événements rassemblant foules immenses en période de pré-pandémie.

“On est dans l’industrie de l’événementiel et dès janvier on a commencé à voir notre industrie fondre”, explique Simon St-Germain, directeur marketing chez Klik, la maison-mère de Pixmob, fondée en 2016. “En janvier, c’était un événement par semaine qui s’annulait. En février, c’était une fois par jour. À partir de mars, on n’avait plus aucun revenu qui rentrait.”

Pendant

On a implanté le télétravail dès qu’on a vu apparaître les normes de distanciation sociale. Ceux qui pouvaient travailler de la maison devaient le faire. Là on passe nos vies sur Zoom. C’est très différent”, relate Simon St-Germain. 

Les bracelets lumineux déployés dans des grands événements comme le Super Bowl servent maintenant de rappels sanitaires systématisés pour le personnel de la santé. Rebaptisés Safewatch, ces “wearables” s’allument à chaque heure pour rappeler aux professionnels de se laver les mains. “Quand t’es proche du lavabo, ça flashe en jaune pendant vingt  secondes. Une fois que vingt secondes écoulé, le flash devient vert”, et la montre redevient rouge une heure plus tard. 

Pixmob revend des masques chirurgicaux acquis en Chine, et fabrique du matériel de protection médicale, mais n’y voit pas là un plan stratégique à long terme. “Nous, vendre des masques chirurgicaux, c’est pas ce qui nous titille le plus,” admet Simon St-Germain. 

Aller de l’avant

Alors que le mois de mai entraînera une réouverture partielle de l’économie québécoise, l’entreprise mise sur BlueTrace. Il s’agit d’un service qui permettrait de localiser des employés en temps réel sur les lieux de travail. Ce qui permettrait de faciliter le “contact tracing” en cas de contamination au bureau. Et pour éviter une transmission du virus, le système alerterait les employés s’ils se trouvent trop près l’un de l’autre. 

On est en train de travailler là-dessus,” explique Simon St-Germain. “Ça va devenir une de nos priorités, parce qu’on voit que c’est une priorité dans le marché. On se croise les doigts que ça va fonctionner.

Le directeur de marketing de Klik affirme qu’ils déploient entre 7 et 10 projets pilote dans des pharmacies et des épiceries de la région de Montréal. “Au niveau des ventes, ça avance, pas à vitesse grand V, mais ça avance. La réouverture graduelle va générer plus de demandes.”

Crédit Photos : Pixmob

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