FUGAKU, LE SUPERCALCULATEUR QUI BAT TOUS LES RECORDS

FUGAKU, LE SUPERCALCULATEUR QUI BAT TOUS LES RECORDS

Grand moment pour la Tech Japonaise. Fugaku, le nouveau supercalculateur d’un centre de recherches de Kobe, vient d’écraser les machines américaines et chinoises. Il s’impose désormais comme le cerveau électronique le plus rapide au monde. La machine s’appuie sur une conception originale, portée par Fujitsu et ARM, une filiale de SoftBank. Fugaku est déjà utilisé dans le cadre de recherches sur la Covid-19.

Le supercalculateur japonais Fugaku, développé par l’Institut public de recherche Riken, en partenariat avec le groupe informatique nippon Fujitsu, décroche la palme du superordinateur le plus rapide au monde. C’est ce qu’a annoncé lundi l’institut dans un communiqué. Fugaku arrive en tête du dernier classement dévoilé par le site spécialisé Top500.  Il détrône ainsi, le supercalculateur américain Summit, d’IBM, installé dans le laboratoire national de physique nucléaire de Oak Ridge (Tennessee).

Le plus rapide au monde

La vitesse de Fugaku (un autre nom du Mont Fuji en japonais) est environ 2,8 fois supérieure à celle de Summit. 415,53 pétaflops contre 148,6 pétaflops. Un pétaflop correspond à un million de milliards d’opérations à la seconde.

La machine de l’Institut Riken a été conçue dans le cadre d’un projet national estimé à près de 1 milliard de dollars. Sa mission: permettre aux chercheurs de faire du calcul de haute performance pour valider des simulations ou répondre à des énigmes scientifiques. Ces appareils peuvent aussi être utiliser pour décrypter des codes militaires, modéliser des évolutions du climat ou construire des applications s’appuyant sur l’intelligence artificielle.

Déjà à pied d’oeuvre contre la coronavirus

Pleinement fonctionnel qu’au second trimestre 2021, ses concepteurs ont d’ores et déjà annoncé qu’ils avaient invité des laboratoires médicaux à se servir de ses capacités de calcul phénoménales. Le but: accélérer, dès cette année, les recherches sur la Covid-19. Plusieurs équipes ont déjà mis Fugaku à contribution  pour modéliser la circulation des gouttelettes respiratoires, éventuellement chargées en Covid-19, dans des espaces clos.

D’autres ont cherché à agréger les résultats de l’ensemble des médicaments utilisés dans le monde pour soigner les patients infectés par la maladie afin d’isoler les thérapies les plus efficaces. « L’une des missions les plus importantes de Fugaku, c’est justement de protéger le bien-être des citoyens en utilisant cette puissance massive de calcul », justifie Satoshi Matsuoka, le directeur du centre Riken pour les sciences informatiques.

Une compétition acharnée

Les supercalculateurs font l’objet d’une compétition acharnée. Surtout entre les États-Unis et la Chine, qui disposent à eux seuls de près de 70% des supercalculateurs présents au Top500. Pour Fukagu, cette première place risque de ne pas durer. Trois machines américaines visant une puissance de calcul mesurée en exaflops, soit plusieurs milliards de milliards d’opérations à la seconde, devraient être lancées dans les prochaines années. À suivre.

 

 

 

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