L’IA POUR PROTÉGER LA BIODIVERSITÉ

Le Group on Earth Observations – Biodiversity Observation Network (GEO BON), un réseau de recherche international et une communauté de praticiens dédiée à l’amélioration de la surveillance de la biodiversité terrestre, annonce le déménagement de son siège social de Leipzig, en Allemagne, à Montréal, pour profiter de l’expertise de la ville en IA.

L’objectif de GEO BON est de fournir des informations précises concernant la biodiversité, afin de guider divers paliers de gouvernements de différents États dans leurs efforts de préservation de l’écosystème.

Source GEO BON

Les informations récoltées alimenteront les présentations prévues à la COP 26 en 2021, où l’organisation donnera des pistes de solutions aux différents décideurs présents lors du sommet. 

“C’est un défi de taille”, affirme Andrew Gonzalez, directeur du Centre de la science de la biodiversité du Québec et co-président élu de GEO BON. “Nous allons nous nourrir d’images satellites et de drones, des caméras de citoyens et de méthode d’apprentissage machine. Nous allons entraîner les algorithmes à détecter les espèces et à déterminer si elles sont en voie de disparition ou si elles viennent tout juste d’arriver. Nous allons évaluer la santé des écosystèmes.” 

Des partenariats avec la communauté de l’IA

GEO BON a reçu de l’aide de Montréal International, de Fonds de Recherche du Québec et de McGill, sous forme de soutien financier pour ses opérations, allant de 350 000$ à 450 000$ par année pour une durée de six ans. 

Le siège social sera situé à l’Université McGill, un des partenaires académiques de l’organisme avec l’Université de Montréal et l’Université de Sherbrooke. Timothée Poisot, de l’UdeM, créera des ponts avec la communauté d’Intelligence artificielle de la métropole, en développant des partenariats avec Mila et le centre IVADO, notamment.

Les efforts de recherche de l’équipe de six employés, spécialisés en analyse de données et en communications notamment, ne se concentreront pas exclusivement sur le territoire québécois, bien qu’il compte les gouvernements du Québec et du Canada comme partenaires. 

Des gros joueurs

Andrew Gonzalez, Source: CSBQ

L’organisme a accès à différentes méthodes de suivi pour les espèces animales et végétales dans le monde. GEO BON utilise les données ouvertes des satellites de la NASA, comme Modis et Landsat, ou bien de l’Union Européenne, afin de parfaire ses données. Microsoft fournit de l’assistance en matière d’informatique de nuage. 

GEO BON accepte également des contributions citoyennes d’images d’espèces en voie de disparition ou en mode invasion sur d’autres territoires.

L’organisme utilise ensuite des banques d’image de type ImageNet pour nourrir et entraîner les algorithmes à identifier les espèces détectées.  

Source: GEO BON

“Ça avance très vite. Mais c’est encore en développement,” explique Andrew Gonzalez. “Dans certains cas, les algorithmes peuvent identifier une espèce avec 80% à 90% de précision. C’est facile quand il s’agit de gros mammifères ou de plantes, mais c’est un plus grand défi lorsqu’il s’agit d’organismes plus petits.”

Les animaux sont également tracés via des colliers qui permettent aux algorithmes d’intelligence artificielle de mieux comprendre les mouvements et les déplacements de différentes espèces. Les échantillons tels que les poils ou les plumes sont également intégrés dans le processus d’observation. 

“Il y a une cinquantaine d’années,” poursuit Andrew Gonzalez, “nous avions une compréhension partielle des changements climatiques, mais maintenant les outils sont de plus en plus efficaces. Nous espérons arriver au même degré de précision et de pertinence avec la vie sur Terre.”

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