Une IA pour superviser ses employés à distance

Quatre ans à peine après sa création, la division spécialisée en analytique avancée et intelligence artificielle (IA) chez Inmind Technologies connait un succès retentissant autant ici qu’à l’étranger. Retour sur un projet qui assure aujourd’hui le suivi opérationnel de vastes flottes de techniciens ou d’employés à distance.

D’abord, son vice-président, Jérémie Farret a osé cogner aux portes du gouvernement du Québec. En démarrage d’affaires, on le sait, le soutien financier demeure le nerf de la guerre.

Il leur a dit : « nous avons une belle équipe et de beaux projets. Est-ce que vous pourriez nous aider à développer une solution innovante brevetée qui permet d’aller plus loin et de démocratiser l’analytique avancée et l’intelligence artificielle? », raconte avec enthousiasme ce Français originaire du Languedoc, qui a épousé une Québécoise, au début des années 2000.

Les efforts de ces passionnées en IA ont permis d’aller chercher les montants nécessaires pour développer le produit Mind in a Box qui a été testé dès 2017 par Bell Solutions Techniques et ses 900 techniciens.

« Grâce à notre solution intégrée d’analytique et IA, nous sommes capables de suivre sur le terrain les opérations des techniciens et d’observer leurs pratiques en termes de qualité de service » Jérémie Farret, v-p, Inmind Technologies

En 2020, en pleine de période de Covid-19, l’application a permis de rejoindre 30 000 collaborateurs de Bell. D’ici 2021, ce chiffre pourrait doubler.

En moins de trois ans, la solution Mind in a Box s’est ainsi implantée dans beaucoup de projets en entreprise au Québec, y compris au sein du récent consortium AIoT Canada.

« Nous sommes particulièrement utiles en temps de pandémie et dans le contexte où tout le monde travaille à partir de son domicile », observe-t-il.

Le contexte a changé la donne, et rendu la solution plus attractive pour ses clients, qui doivent composer avec la majorité de leur main d’oeuvre à distance.

La particularité de l’outil réside dans sa capacité de connecter à distance, de manière réputée fiable et sécuritaire, les équipes sur le terrain. Elle créé aussi des espaces de communication virtuelle comme si les employés étaient dans leur bureau. En conséquence, cela multiplie les échanges et informations.

Jérémie Farret – Inmind Technologies

 

UN ESSOR INTERNATIONAL

En plein confinement, M. Farret et son équipe continue d’échanger avec des partenaires susceptibles d’assurer une présence sur la scène internationale.

L’un d’eux est Mostafa Chafi, président fondateur de Flex Group qui possède un réseau de relations d’affaires sur le continent africain. Depuis l’automne, des négociations ont commencé avec une entreprise de télécommunications en Afrique afin d’y implanter la solution.

« On essaie de reproduire le succès de Bell Solutions Techniques jusqu’en Afrique qui permettra à nous, une petite entreprise québécoise, de rayonner dans le monde », image M. Farret avec fierté.

Enfin, depuis décembre, M. Farret et son équipe poursuivent des échanges fructueux avec un partenaire en Indonésie Eradi Tech qui les introduit auprès d’entreprises de télécommunications afin de réaliser des projets d’analytique, d’intelligence artificielle ou encore de cybersécurité. Un marché qui représente quelque 300 millions d’habitants.

 

LES AUTRES PROJETS

La compagnie américaine spécialisée dans la conception de puces et processus graphiques pour PC et consoles de jeux Nvidia a été conquise par l’ingéniosité québécoise.  « L’entreprise a tellement été intéressée par Mind in a Box qu’elle l’a choisie pour faire partie de son programme d’incubation en intelligence artificielle », précise le vice-président d’Inmind Technologies. À suivre!

 

RÉPONDRE AUX BESOINS

Dans un monde marqué par la pandémie et l’ère Covid-19, le Québécois d’adoption estime qu’il est important de rester compétitif et de répondre avant tout aux besoins des clients.

« Ce n’est pas aux clients de comprendre ce qu’est l’intelligence artificielle ou l’analytique avancée. C’est à nous de faire l’effort de parler leur langage et de comprendre leurs besoins et leurs problèmes et surtout, comment on peut les régler » Jérémie Farret, v-p, Inmind Technologies

« Notre particularité, ajoute M. Farret, c’est de s’arrimer avec la problématique réelle des utilisateurs en développant un éco-système qui tient compte des téléphones mobiles, des véhicules intelligents ou des smarts buildings. »

Que retient-il de la pandémie ? « Dans une période aussi difficile que celle que nous traversons, je pense qu’il faut d’abord penser à être utile à ses clients. C’est ce qu’on a essayé de faire et cela explique pourquoi nous sommes autant sollicités aujourd’hui », conclut-il.

Au cours des prochains mois, Inmind Technologies souhaite poursuivre ses efforts pour aider le retour des employés en entreprise et accélérer les solutions novatrices pour protéger les individus et les compagnies. Un vaste programme.

 

 

 

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