Sommet du PMIA : le Québec respectera la Recommandation sur l’IA du Conseil de l’OCDE

Dans le cadre du Sommet du Partenariat mondial sur l’intelligence artificielle (PMIA) qui se déroule à Paris, les 11 et 12 novembre, la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Geneviève Guilbault, s’est engagée au nom du gouvernement du Québec à respecter la Recommandation du Conseil de l’OCDE sur l’intelligence artificielle (IA).

En s’engageant à respecter la Recommandation du Conseil de l’OCDE sur l’IA, au Sommet du PMIA à Paris, le Québec marque sa volonté de positionner l’expertise québécoise en IA à l’échelle internationale et d’augmenter son pouvoir d’influence, d’après un communiqué du Ministère des Relations internationales et de la Francophonie.

La Recommandation portant, notamment, sur l’amélioration de l’accès aux données et de leur partage, doit, selon le communiqué, favoriser l’adoption des technologies de l’IA au sein de l’administration publique québécoise.

Le Québec s’est engagé à respecter la Recommandation du Conseil de l’OCDE d’octobre 2021 – Crédit photo : OCDE

Lancé en juin 2020, le PMIA est une initiative multipartite réunissant des experts de premier plan de la science, de l’industrie, de la société civile, des organisations internationales et des gouvernements qui soutiennent la recherche de pointe et les activités appliquées sur les priorités liées à l’IA.

« Notre écosystème, l’un des plus importants en Amérique du Nord avec plus de 20 000 travailleurs qualifiés, contribue à l’émergence d’initiatives innovantes comme la Déclaration de Montréal pour le développement responsable de l’IA », a déclaré Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique, ministre des Relations internationales et de la Francophonie suppléante et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.

« Nous nous réjouissons de voir un tel engagement international de la part de nombreux États, dont le Québec, afin de mettre en commun le meilleur de l’expertise mondiale et d’aborder les enjeux de l’IA comme l’avenir du travail, la gouvernance des données, le développement responsable de l’IA ainsi que l’innovation et la commercialisation de l’IA. » Geneviève Guilbault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie

Si les principes de l’OCDE sur l’IA disposent ont été adoptés par 46 pays, l’engagement du Québec constitue une première mondiale pour un État fédéré.

Le Québec participe au PMIA avec d’autres pays membres, via la délégation Canadienne, grâce au Protocole d’entente entre le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec relatif au PMIA.

Ce protocole d’entente, basé sur le modèle de l’Accord Canada-Québec sur l’UNESCO, permet au Québec de mettre en évidence son écosystème de l’IA, particulièrement dans le domaine du développement responsable de l’IA.

Concrètement, au sein de la représentation canadienne, le Québec pourra notamment recommander des experts pour les groupes de travail du PMIA, par exemple.

Depuis la création du PMIA, le Québec a attiré sur son territoire un de ses deux centres d’expertise, le Centre d’expertise international de Montréal en intelligence artificielle (CEIMIA), et a positionné des experts québécois, MM. Yoshua Bengio et Jean-François Gagné, à la tête de deux des quatre groupes de travail du PMIA.

« Le Québec est un des hauts lieux internationaux du développement responsable de l’IA. Nous saluons l’engagement continu du gouvernement du Québec à respecter les Principes de l’OCDE sur l’IA, énoncés dans la Recommandation du Conseil de l’OCDE sur l’IA, lors de l’adoption de cette technologie prometteuse au sein de son administration publique et de son soutien pour l’innovation IA de pointe. » Andrew W. Wyckoff, directeur de la science, de la technologie et de l’innovation à l’OCDE

Crédit photo : OCDE